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14 septembre
au delà
quelle poésie après la boucherie quelle poésie après la shoah quelle poésie après l’esclavage la poésie de la braise sous la cendre de la vie qui sourd du néant des renaissances en joie et jamais de l’oubli
*** 15 septembre
Grandir
A l’âge d’ouvrir la boite de Pandore enfin j'ai libéré les savoirs, ce trésor et adulte pour demeurer debout, libre j’y ai rangé la Trinité avec le Diable.
De la raison les croyances sont le poison.
*** 16 septembre
toujours au loin allons vers l’horizon avançons pour ne jamais l’atteindr passons au devant, marchons de raison vers Utopie pour ne pas l’éteindre
*** 17 septembre
Je suis un facteur humain parmi des milliards, suis une forme humaine au sein du vivant collage d’atomes, d’échanges, d’illusions. Pourquoi croire tant à cette existence ?
*** 18 septembre
estampe provençale mitan du foin ras héron, ta majesté me fige de respect saint oiseau pur et simple, plus haut que l’ange
*** 19 septembre
passer entre les gouttes, bonne idée je ne parle pas de la liberté de nos devoirs de lutter et d’aider mais à présent c’est bon pour la santé
*** 20 septembre
gamer
j’écris le nouveau testament suivant la vérité éclaire les humains de nature divine révélée la création est un jeu vidéo un jeu idiot sans fin, plein d’idéaux
nous jouons sur les premières cases explorant les écrans de l’univers milliards de joueurs, vie et mort blasent Le bien ou le mal ? choix toujours ouvert
alors, qui a écrit l’algorithme qui fit le dessin, le son, le rythme ? c’est un joueur, puis un autre, d’autres humains y jouant, sont dieu et apôtres.
il n’y a pas de gagnants, pas de création, le jeu seul compte.
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21 septembre
au bord de la mer rêve de plaisance douceur du couchant attente des retours le sage y médite
au bord de la mer l’espoir du pécheur le point des départs la frontière de l’Ile l’écume de houle
au bord de la mer au piège des passeurs se noyer en souffrances en rêvant d’occident dans les gouffres liquides
au bord de la mer notre aïeule matrice la source de vie qui formera la terre après le déluge
*** 27 septembre
ivresse
mélodie, mélodie au dessus du rythme de battement de la vie
mélodie, mélodie pour autant de chansons perdues, autant d’âmes
mélodie, mélodie source de poésie élan vers l’infini
*** 28 septembre
rideau rouge du théâtre vulve où mon cœur va battre ouvre-toi et donne la vie accouche de milliers d’enfants poètes, amants ou tyrans tant d’histoires et d’ironies voilà le temple où je prie
*** 29 septembre
étoile ballerine
tu danses comme une vague, une feuille tu es douceur qui explore la liberté tu peux courir, sauter ou lancer et cogner la force de ton corps est élan de beauté au geste mélodie de pure séduction l’offrande mon éternelle admiration
*** 2 octobre
Boris Vian je suis de tes élèves, modeste et allumé j’héritai de ton temps l’amour du jazz et de la série noire esthète et fugace, insoumis que j’aime
messieurs les Présidents qui fêtent la guerre hors de nos jardins et sans notre aval qui mettent les soldats sur le trottoir pour attirer les poignards débiles qui éteignent nos libertés sans éteindre la braise des fous je ne vous écris pas de lettre
*** 5 octobre
impossible de devenir sage ? échapper à la colère première de la perte des illusions de l’abandon des ambitions
accepter du réel les leçons une parmi toutes les chansons tenir sa modeste partie de relayeur aux générations
*** 8 octobre
je n’ai pas de fantôme mais des échos résonnent des présences en moi des souvenirs et des effets, qui m’ont fait, m’ont refait
si l’autre le demeure sa trace en moi ne meurt
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9 octobre
le temps qui se perd, ce n’est pas du temps le temps qui passe est suite d’instants l’espace-temps se crée dans chaque geste des millions de versions qui nous restent.
*** 15 octobre
topoguide
pour celui qui cherche le paradis la route à suivre est simple, je le dis à l’opposé du paradis perdu faux souvenir et mirage tordu
*** 22 octobre
frères et sœurs, humains qui à présent vivez après Jean-Jacques après Karl après des révolutions vers la liberté, vers l’art sombrées dans la dictature
frères et sœurs humain-e-s, à présent qui dira la belle théorie du monde pour nourrir la liberté, pour créer la démocratie pour sauver la terre où nous serons poussières
*** 23 octobre
sans peur et sans proche
dans la nuit des univers quelques grains de lumières dessinent les galaxies où nous recevons la vie pour une courte fuite dans l’infini, sans suite
*** 25 octobre
Arles 2017
j’aime ce paysage des murs au loin sur la colline à Montmajour et les ruines du temps de Rome comme celles de la Grèce antique, comme j’aimais les pierres noires autour de la maison de Villèle elles me parlent de soleil et du temps leur beauté est signe de vérité
pas de ces monuments historiques refaits dans le présent des croyances à vifs pas d’arènes à traditions bouchères pas de Sacré-cœur de revanches pas de cathédrales, de clochers autant de marques coloniales
et plus de ces ors des palais de république ou de télévisions de ces places à roue, à défilés
j’aime autant les alignements blancs des hommes fauchés morts tirés des tranchées leurs croix sont décompte de l’inhumain
*** 2 novembre
A mon corps, ce composite moléculaire animé merveilleusement pour vivre d’infiniment nombreuses chimies, énergies, infiniment petite jusqu’à la taille d’humain à son ensemble unique sur une terre
A mon corps et mon seul véhicule programmé pour finir mystère de la vie
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